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Quel traitement pour quelle ampoule ?
Le meilleur traitement de l’ampoule est classiquement de laisser la peau, appliquée comme pansement sur la zone « mise à vif », après avoir percé l’ampoule et injecté à l’intérieur un antiseptique (type éosine) ; cette façon de procéder est très utile pour un Marathon classique, isolé, ou pour des courses de 2 ou 3 jours, ou encore lorsque les décollements ne prennent pas des proportions trop importantes.
Lorsque les pieds sont mis à très rude épreuve, sur des courses d’une semaine ou plus, avec des conditions climatiques très difficiles, ou lorsque l’hygiène ne peut être monnaie courante (auto-insufisance : Difficulté de se laver les pieds régulièrement, ou de changer de chaussettes…), on voit apparaître des lésions qui sont susceptibles de s’infecter extrêmement rapidement, si elles ne sont pas « mises à plat ».
Le sable, ou la poussière, viendra s’insinuer dans l’ampoule percée et constituer rapidement une infection localisée, douloureuse et plus difficile à traiter qu’une simple ampoule qu’on aurait pu exciser (enlever la peau) et couvrir d’une double peau, après l’avoir laissée sécher, pendant la nuit par exemple. Comme souvent en médecine, tout est une question de tact et de mesure : il ne faut pas, bien entendu sous estimer la connaissance que le coureur peut avoir de ce type de problèmes, qu’il rencontre fréquemment ; Le Marathon des Sables est toutefois une épreuve extrême pour l’ensemble de l’organisme, et aussi (et surtout !) pour les pieds, qui peuvent reserver bien des surprises, même aux coureurs les plus aguerris.
Il faut savoir aussi s’adapter au type d’épreuve, à la durée de course restante, aux douleurs et à la gêne que vont engendrer tel ou tel traitement.
L’expérience et la disponibilité des équipes soignantes est primordiale dans ce domaine, tant les classiques ampoules peuvent devenir parfois des lésions très handicapantes. |
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